7ème ETAPE – VALLOIRE – VARS

DISTANCE : 120kms  - DENIVELE POSITIF : 3200m

Nous partons de Valloire pour une belle trilogie : Galibier, Izoard et Vars.

Départ de Valloire tranquillement avec un peu la peur au ventre, en revanche et par rapport à hier soir le soleil est bien présent. C’est parti pour 18kms d’ascension. Nous sommes dans un col qui situe les vraies valeurs...

Le col du Galibier se situe à cheval entre les Hautes Alpes et la Savoie. Col mythique, extrêmement difficile à gravir, il offre en contrepartie une vue imprenable du haut de ses 2645 mètres d'altitude et une grande satisfaction de l'avoir escaladé. Henri Desgranges, fondateur du Tour, y enverra pour la première fois ses « forçats de la route » en 1911. Jacques Godet dira de ce col qu' « il situe les vraies valeurs »... Le Galibier impressionne, le Galibier fait frémir les plus entraînés, mais les souvenirs de l'avoir gravi restent à jamais gravés dans la mémoire de chacun. Tranquillement (pour une personne comme moi qui est en voiture) on arrive à Plan-Lachat, le décor est grandiose, plein de cours d’eau dévalent les pentes. Mais cela commence à se corser. Et dire que le col n’a été ouvert que le 12 juin (jour du départ de ce PN). La DDE aurait dû être en grève, notre gentil organisateur aurait trouvé un itinéraire de remplacement plus doux et moins corsé.

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On va pas se laisser intimider tout de même, on continue, chacun à son rythme, les groupes se forment et se déforment.  Et puis tout d’un coup une bifurcation, on passe par le tunnel ou on continue par l’aérien, amis attention ici nous sommes dans du 11,5%, l’air se raréfie, on ne rigole plus. Le sommet, la délivrance, une photo souvenir, un K-way enfilé et on descend par une route étroit avec des lacets resserrés, on arrive à l’intersection du col du Lautaret et nous sommes sur un boulevard, 7kms plus bas, nous arrivons à 1495m pour notre collation du matin très appréciée. On aperçoit des personnes familières, le café est prêt, il va faire du bien avec le petit encas, la suite s’annonce rude.

Direction Briançon que l’on atteint au bout de 56kms. La traversée de ville en travaux est complexe. Sur la hauteur on voit les fortifications de Vauban, il est vrai que nous sommes dans une ville de garnison, autour de la ville, on dénombre 7 fortifications. Il parait que nous sommes au sein de la ville la plus ensoleillée de France, que le surnom de Paris-Nice est la course au soleil, nous y sommes. Les visites seront pour plus tard. On aperçoit une pancarte col d’Izoard 21kms, il va se mériter celui-là.

La première moitié vue de mon camion est relativement facile jusqu’à Cervières (1600 m). Les deux premiers kilomètres jusqu’au hameau de Font Christiane seront cependant vite récupérés. La route longe la Cerveyrette, d’abord avec 3 kilomètres de faux plat avec même une descente sur près de 500 mètres. La pente est ensuite assez irrégulière jusqu’à Cervières mais pas de quoi piocher dans ses réserves. La route change de direction, plein sud, les choses sérieuses commencent…

Les 9 derniers kilomètres à 8% de moyenne avec les passages les plus durs au-dessus du hameau du Laus. Une quinzaine de lacets à négocier en forêt où la route a été élargie depuis quelques années, des virages adoucis et une piste cyclable tracée (depuis Briançon dans le sens de la montée). Ce passage dans les bois est très agréable malgré la pente. Les pourcentages diminuent un peu à la sortie de la forêt, et le col se découvre à l’approche du refuge Napoléon avant d’aborder la fin beaucoup plus pentue.

Nouvelle photo pour immortaliser l’instant et la descente salvatrice pour 7,5kms dans un premier temps.

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Les coursiers passent devant la stèle de Fausto Coppi et Louison Bobet.

Brunissard, nous offre un bel arrêt repas, certains n’ont pas vue la pancarte à droite, ils vont devoir remonter la pente pour se sustenter. Enfin on va reprendre des forces, les arrivées sont très échelonnées.

C’est une ancienne station de ski fantôme. Le téléski très difficile de Jamberoute (cela ne s’invente pas pour des cyclistes) a été installé en 1961. Long de plus d’un kilomètre et avec une pente moyenne de 44% ; ces caractéristiques particulières ont pour partie été la raison de son arrêt en 1992.

Bien rassasié, on continue la descente sur 21kms jusqu’à Guillestre. On a une hésitation, on se trouve devant 3 routes : col d’Izoard (déjà fait), Col d’Agnel (trop difficile) et col de Vars, on va prendre celui-ci  et partir pour 11,5kms d’ascension afin d’arriver à Vars Sainte-Marie. Au loin on voit également la superbe route en lacets de Montdauphin. Vars : Certains connaissent bien et d’autres y ont leurs habitudes par exemple à la Vieille Auberge.

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Pour certains la route n’est pas terminée, certains hôtels se trouvent au-delà de la station. Pour notre part on a dîné au refuge Napoléon devant un bel étang, l’effort supplémentaire était bien récompensé.

Côté infirmerie : RAS.

Remise des maillots :

Maillot rose : Céline Firma Foulon et Sandrine Nicolle

Maillot vert du fair-play : Thierry Homont

Maillot à pois du grimpeur : Laurent Spiquel.

A quel point peut-on aimer le vélo :

Un peu : ça occupe

Beaucoup : ça entretient

Passionnément : ça muscle

A la folie : ça dégénère

Pas du tout : ça soulage…

A demain si vous le voulez bien,

Jean-Marc ROUXEL



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